Mystère

Je n’existe pas vraiment, j’ai le sentiment d’exister mais fondamentalement il n’y a pas d’individus, il n’y a personne. A la base il y a un espace infini, comme un point qui est « Rien » et « Infini » simultanément, qu’on ne peut mesurer, sans limites. Je dirais que la « substance » de la vie est Esprit, Intelligence, Amour, Joie, Énergie, Paix, Perfection, création perpétuelle, potentiel créatif Infini, tout cela mixé en un, si j’ose dire.  J’insiste sur le mot « infini », parce que c’est d’une intensité impensable, à tomber en extase, à pleurer de joie, qui va bien au-delà de notre vocabulaire, de notre cerveau, c’est inimaginable à quel point la Vie est extraordinaire, parfaite. Imaginez le monde le plus parfait que vous puissiez imaginer, et multipliez cette perfection à l’Infini, c’est ça la Vie.

espace

Alors, qu’est-ce que la Vie ? Qu’est-ce que ça fait là? Comment ça se fait que ça existe? Comment est-ce possible? Je n’en sais strictement rien, je n’y comprends rien, mais alors rien du tout, et le fait de ne pas le savoir est une source infinie d’étonnement, d’émerveillement.

Je parlais de potentiel créatif infini, de création perpétuelle. Oui, c’est comme un artiste dont on ne voit pas le pinceau, un tableau qui se crée devant nous et en nous, constamment, comme par magie, sans que nous voyons le peintre, c’est ça Dieu, c’est l’artiste « invisible ». Dieu est la vie, le créateur et sa création. Nous sommes la vie, nous sommes Dieu dans sa création et nous pouvons également créer dans la création, la vie est comme un terrain de jeu avec une infinité de possibilités que l’Artiste vit en jouant à être plusieurs, nous sommes totalement libres et responsables de nos actes. Je dois encore avoir les notes que j’avais écrites suite à cette vision, je vais essayer de les retrouver.

En fait, l’Artiste n’est pas du tout invisible, il est tout ce qui est, absolument tout. Dans nos états de conscience standards, figés, congestionnés, formatés, sclérosés, nous ne le percevons pas, nous vivons pour la plupart dans un monde d’objets, de matière, il y a les autres et moi flottant sur un caillou dans l’espace où la vie est apparue par hasard suite à une explosion, rires, mais uniquement sur ce caillou, nulle part ailleurs dans l’infini, ou peut-être mais on ne l’a pas encore découvert, et puis on va mourir alors on s’en fout, après moi le déluge. C’est un peu la pensée dominante, le non sens de cette époque.

C’est simple, par exemple, je viens d’aller pisser; Dieu est « je », la pisse, les toilettes, le papier cul, la pièce, l’odeur, les sons que j’entends, la chaise sur  laquelle je suis assis en ce moment pour taper ce texte, l’écran, les cellules dans mon corps, l’air que je respire, le tram qui passe, les gens dans la rue, mon patron, ma famille, mes amis, le soleil, le ciel, les pigeons qui volent, le mégot de cigarette par terre, tout est Dieu, tout est l’Artiste, absolument tout. Cette Présence qui est tout peut se révéler à nous n’importe quand, il n’y a rien à chercher, en cherchant on finit par découvrir qu’il n’y a rien à chercher, que tout est là où nous sommes, en ce moment. Dieu, l’infini, l’artiste, l’amour est ici et maintenant, toujours. La création est ici et maintenant, toujours, c’est maintenant que ça se crée, que la magie a lieu, la création est mouvement, tout change constamment, maintenant. Les formes changent, les apparences, les corps, mais pas l’Artiste qui est pure perfection Infinie.

Maintenant observez votre respiration, votre cœur qui bat, les milliards de cellules qui vivent en vous, regardez les objets et les êtres qui vous entourent, ce fruit qui a mûri par amour pour vous, l’amour est partout, la vie grouille de partout ! Puis laissez vous transporter, imaginez la richesse sur cette Terre, cette abondance partout, dans toutes les dimensions où d’autres êtres grouillent comme ici… puis le système solaire, puis la galaxie, et les milliards de galaxies, et encore au-delà, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, c’est juste à tomber par terre la vie, à tomber par terre… la vie est une célébration cosmique, une fête divine permanente d’amour et d’abondance, elle se donne totalement sans restrictions, sans réserve, la vie est une explosion permanente d’amour, de beauté, de richesse, pour l’infinité des êtres, une célébration divine.

J’ai le sentiment qu’il n’y a ni espace ni temps en réalité, que rien n’existe vraiment en tant que tel. Je dirais même que « tout ce qui est » « est dans l’Esprit », dans ce « point » qui est potentiellement rien et infini à la fois. Ce « point » n’est pas localisé quelque part, disons plutôt qu’il est partout et nulle part simultanément. La vie est le rêve de Dieu en quelques sortes, l’œuvre de l’Artiste, la projection de l’Esprit. Je ne trouve pas les mots pour décrire cela, mais c’est comme si c’était un rêve. Quand on rêve, il y a aussi un espace, un temps, des personnages, des histoires, des émotions, des sensations. Ce rêve est dans notre esprit, c’est une création de l’esprit. La vie est la même chose, c’est la création de l’Esprit de Dieu. Dieu, le créateur du rêve.

Alors, tout ceci n’explique rien, c’est un tour de magie inexplicable, de la magie pure, un mystère merveilleux que je m’amuse à décrire pour le plaisir de la découverte. Et plus on le découvre, plus on se rend compte à quel point c’est génial, c’est tout, c’est comme si mes yeux étaient sans cesse émerveillés par la vie, que tout était toujours remis à zéro quelque part, une perception toujours neuve, fraîche, vide du passé et du futur, dans laquelle on a l’impression de ne jamais rien savoir, d’être fragile comme un bébé.

Banane Rose

Ce midi, j’ai mangé une délicieuse banane rose. En la mangeant, non seulement je me régalais mais j’y voyais tout l’amour que la vie nous donne, je sentais la Vie dans cette banane, une présence lumineuse pleine d’amour.

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Manger calmement, avec un esprit tranquille, en paix, présent, reconnaissant, en prenant son temps pour mastiquer, sentir, et ne penser à rien d’autre, ne faire rien d’autre que manger. Cela me rappelle ce que j’avais lu je ne sais où et qui disait en substance: quand je marche, je marche, quand je mange, je mange, et quand je dors je dors.

Quand on mange, c’est comme une communion avec la vie, on entre en relation avec l’aliment, on se régale, on se réjouit, on s’émerveille, des visions viennent, on ressent l’amour, la vie, la Terre, et tout cela nous nourrit; ce n’est pas une question de calories ou de vitamines, c’est de l’amour, un fruit est de l’amour concentré.

Et quelle abondance dans la Nature, quelle richesse ! On mange un melon et on a des centaines de graines qui nous permettent d’en planter tout autant. D’ailleurs je garde précieusement les graines en ce moment, je les laisse sécher et les mets dans des enveloppes comme des trésors.

Vendredi 27 janvier 2006

A la maison j’ai fait une découverte colossale : nous avons tout faux. J’ai mangé un poivron rouge cru, une endive, un bout de chou vert cru et un bout de brocoli. Préparation, 5 minutes, et c’était un régal. La découverte, c’est que nous sommes cons. Non seulement nous cuisons les aliments, mais en plus nous mettons du temps à les préparer, à les cuisiner (détruire plutôt). Et nous mettons du temps à laver les assiettes, avec des produits en tout genre. Là, préparation et lavage, ont duré 7 minutes, quoi que j’arrive à tout faire en 5 minutes, même moins.

Donc, nous les cuisons, nous les assaisonnons avec du poivre, des épices, du vinaigre, des huiles… pourquoi ? Pourquoi nous détruisons l’énergie et le plaisir que les aliments nous donnent tels quels ? Non mais, on se complique trop la vie là. La Terre est la meilleure des cuisinières. Elle prépare tout à la perfection. Et comment on la remercie ? En essayant de « faire mieux » que la perfection. C’est impossible. Tout ce que nous avons à faire, c’est de jouir ce que notre Mère la Terre nous prépare avec un Amour Infini. Rien à voir avec ces abrutis qui nous vendent leur merde chargée de produits chimiques et de « traitements » en tout genre. Ils traitent les aliments, mais c’est une blague ou quoi ? Traiter, c’est améliorer. Mais on ne peut pas traiter la perfection, la perfection ne s’améliore pas.

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Plus j’avance, moins je comprends notre civilisation d’attardés. J’en reviens pas que les choses soient si simples, et qu’on a tout compliqué, tout fait pour se pourrir la santé, tout fait pour souffrir, se pourrir la vie. La solution est tellement simple que ça me fait halluciner. C’est trop simple. Non mais, il y a un complot mondial ou quoi ? Ça vient d’où toute cette connerie ? Je n’en reviens vraiment pas. En fait, il n’y a AUCUN problème, mais nous nous en sommes créés une infinité. En ce qui concerne soi-disant le psychisme, il n’y a rien à faire. Nous percevons et c’est tout. Il n’y a rien à faire, les problèmes viennent de nous, c’est notre création. Pour la nourriture, il faut la manger comme la Terre nous la donne. Il n’y a rien à faire, on peut aider la Terre en plantant des aliments et en s’occupant, mais la cuisine, c’est elle qui la fait.

Je me suis dit aujourd’hui, j’ai eu un flash. Si jamais il y a des problèmes de famine par exemple, je mange l’herbe des près, comme les vaches et les animaux, c’est tout. Je peux boire mon urine aussi, il n’y a pas de problèmes. Il n’y a pas de problèmes, AUCUN, absolument AUCUN. Nous nous pourrissons l’existence, nous nous pourrissons la vie, nous pourrissons la Terre et le pire, c’est que nous nous plaignons de nos maux, de notre souffrance… alors que TOUT est créé par nous, par nos délires, par nos idées stupides de tout cuire, d’inventer des aliments complètement artificiels, des conneries, des conneries. C’est incroyable dans quel merdier nous nous sommes mis. En 24 heures, on peut sauver la Terre et nos vies si on le veut vraiment. Si on le veut, mais j’ai plutôt l’impression que les gens aiment souffrir, qu’ils aiment se complaire dans leurs conneries, qu’ils aiment se détruire, détruire le monde. C’est quoi ce délire ? Mais j’hallucine…