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Essence

Sur cette sublime planète la plupart des humains parlent d’amour en parlant d’exploitation mutuelle, de possession, de jalousie, de désir, d’attirance, de sexe, d’attachement, de manque, de peur de perdre, de ne pas être au centre de l’attention de l’autre, d’en exiger quelque chose, ou bien on aime l’autre pour une ou des raisons particulières, tout cela n’a rien à voir avec l’amour.

L’amour ne demande rien du tout, il est, il rayonne, ne choisit pas, agit avec sa propre intelligence, en dehors de l’activité mentale, dans l’amour il n’y a ni autre ni soi.

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L’amour est l’intelligence suprême, et de cette intelligence jaillit une action spontanée débordante d’une chaleur lumineuse qui imprègne l’être dans sa totalité, une action dégageant une énergie fluide, douce, lumineuse, légère, harmonieuse, pleine de joie et d’humour, une intelligence infiniment au-delà de la pensée, de la morale, de l’éthique et de tout ce que le mental peut concevoir comme convenable.

Être-Amour est notre pure essence, notre nature, et cette nature peut atteindre une intensité impensable, inimaginable, où l’énergie coule à flots,  d’une richesse infinie, d’une subtilité divine, d’une sensibilité extraordinaire, explosant de vie dans le présent, complètement libérée du passé ou du futur, qui ne veut rien, qui ne désire rien, qui ne cherche rien, qui ne s’identifie à rien, dans laquelle tout est un et sacré, frais, nouveau, lumineux et exquis, un ravissement infini et éternel que rien ne peut égaler ni corrompre.

Compassion

Soudainement, sans vouloir,  le « je » se met en suspension, et cette intelligence est là, comme si l’espace que nous percevons d’habitude était rempli d’une présence intense, sacrée, lumineuse, d’une clarté cristalline, chaleureuse, pleine d’amour, totalement attentive, sans jugement, sans condamnation, d’une intensité et d’une douceur incommensurable.

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Il y avait cet homme qui a fait beaucoup de bêtises dans sa vie, abimé par l’alcool, que beaucoup de monde juge, critique pour son comportement, mais à ce moment-là il n’y avait que cette présence, rien d’autre, et un amour tellement profond que j’en ai encore les larmes aux yeux. Cet homme n’avait alors aucune histoire, il y avait juste cette énergie-présence-intelligence infinis qui inondait l’espace de sa bienveillance sans bornes.

Cet amour ne tient pas compte du passé, tout est déjà pardonné, il ne dépend de rien, il est impersonnel, sans aucune restriction, sans conditions, il est pure compassion, il voit totalement l’autre et l’aime avec une fraîcheur éternelle et bienfaisante.

En fait, dans ces moments-là, il n’y a ni autre ni je, ni deux ni un, ni zéro… il n’y a que ce mystère indéfinissable, indescriptible, cette présence-intelligence-amour parfaite et infinie, elle est la Vie elle-même, elle est nous, nous sommes ses mains.

Joie

D’où vient cette merveille ? D’où vient cette joie ? Ce frétillement sans raison ? Comme si notre essence même était non dépendante des hauts et des bas, des circonstances, des êtres ou des choses, des problèmes ou des difficultés qui se présentent. Comme si au fond, malgré et grâce à tout, l’Être était par essence pure joie.

Cette conscience intense, cette clarté, ce bien-être, cette beauté, cet amour désintéressé, cet humour présent dans les situations les plus difficiles, cette faculté à jouer, à être avec les autres, totalement présent et détaché à la fois, souriant intérieurement et sérieux à l’extérieur, comme partageant les problèmes et les soucis de nos semblables avec un détachement lumineux.

Heureux pour rien, heureux pour tout, ou pour des choses toutes simples, comme les couleurs vivantes et vibrantes qui nous explosent au visage, la lumière sur la rue pavée, le visage des gens, le bonheur de vivre, sans raison, ou peut-être parce que la Vie est d’une beauté à couper le souffle et que, fondamentalement, l’Être est pure joie.

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Océan de Conscience

La vie est un océan infini d’intelligence-conscience-esprit-présence-amour, il n’y a que cela et rien d’autre. Cet océan infini est immergé en lui-même dans une infinité de bulles de conscience. L’océan est nous tous, nous sommes plus que frères et sœurs, nous sommes le même être, la même eau.

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En général on croit être un corps vivant dans un monde matériel, mais c’est une croyance, une illusion. Le corps est conscience, tout ce qui nous entoure, absolument tout, est conscience, la même conscience infinie.

Nous nous leurrons nous-mêmes à cause de la richesse infinie de notre propre création, il y a une infinité de formes différentes auxquelles nous donnons des noms, qu’on définit, qu’on enferme, qu’on emprisonne comme des concepts, on sépare ainsi mentalement les bulles d’eau de l’océan, on voit mais on est aveugles, on ne voit plus l’océan, la Présence qui est tout ce qui est, on est dans l’océan mais on ne voit plus l’eau.

Nous « glissons » ainsi de notre conscience océanique à une conscience plus réduite, dans le trip des bulles d’eau, nous prenant pour ce que nous ne sommes pas, pour tout ce qui est temporaire, qui a un début et une fin, croyant alors que nous sommes nés, que nous allons mourir, que nous sommes notre corps, que nous sommes nos connaissances, nos expériences, que nous évoluons, et tout le cinéma qui va avec.

L’océan est toujours là, présent, il n’y a que de l’eau, sauf que nous sommes dans un trip collectif, ça nous occupe tellement qu’on ne voit plus l’océan, et dans le trip des bulles d’eau certaines se demandent même si l’eau existe ou disent que l’eau n’existe pas, d’autres cherchent l’eau alors qu’il n’y a que de l’eau partout, qu’elles sont elles-mêmes de l’eau. Tout cela crée des tonnes de théories, de livres, de débats, ou de guerres à n’en plus finir, ce n’est que de l’agitation.

La goutte est dans l’océan, l’océan dans la goutte, il n’y a que de l’eau. Le corps est dans la conscience infinie, la conscience infinie dans le corps, il n’y a qu’intelligence-conscience-esprit-présence-amour infinis.

L’Esprit génère le monde et est le monde, disons qu’il est comme un réservoir de créativité inépuisable, et ce que nous percevons n’est que la micro-pointe de l’iceberg sans limites.

C’est comme si les apparences étaient tout le contraire de qui les génère, bien que les apparences et ce qui les génère sont un. L’Esprit a un potentiel infini, il est éternel, ni début ni fin, ni haut ni bas, pas de forme, pas de limites, sans relation et, dans les apparences, dans ce qu’il manifeste, il y a une infinité d’êtres en relation, en interaction, une infinité de formes qui naissent et qui meurent, de l’espace, de la distance, des limites.

On peut dire que l’Esprit projette le film de ce qu’il n’est pas et joue tous les rôles au sein de son propre film. Il est le réalisateur, le metteur en scène, les acteurs, les objets, l’espace, et tout ce qui est. Il est comme la lumière qui projette le film, il est le film et au-delà du film, ce qui est vu à l’écran c’est la même lumière, mais il y a plein de formes, de personnages, d’histoires.

Pour résumer, nous et tout ce qui nous entoure est le même Être, mais les apparences nous donnent l’illusion qu’il y a une infinité d’êtres, de choses différentes, de formes qui apparaissent et disparaissent, vont et viennent, toujours en mouvement.

Notre désarroi vient du fait que nous nous prenons pour des formes temporaires, pour le corps, nous sommes focalisés sur la surface et occultons ainsi notre essence commune, l’eau, le même Être, éternel, source de bonheur absolu, que rien ne peut altérer, changeant continuellement de forme en surface tout en restant inchangé dans son essence parfaite, et créant perpétuellement, avec un amour et un humour sans bornes, une infinité d’aventures au sein de lui-même.

Amour

L’amour est éternellement présent, sous l’agitation, sous les pensées qui tirent les ficelles, sous les opinions, sous les désirs, sous les plaisirs, sous les distractions. Nous sommes ballotés de gauche à droite par la pensée, par les réactions, par des principes, par des idéaux, par des envies, par des passions… tout cela nous occupe, met sans cesse notre esprit en mouvement.

L’amour est indescriptible, cela ne se transmet pas par des mots, ce n’est pas une information, ce n’est pas une idée, ce n’est pas un concept, ce n’est pas un sentiment, ce n’est pas une émotion, c’est un mot utilisé pour décrire un état de conscience très subtil, très doux, d’une intensité infinie, qui illumine toute la création et qui fleurit quand l’esprit est paisible, en paix, l’amour éclot quand il n’y a plus personne, aucun sujet, aucun objet, aucune image, aucun concept, qui éclot quand le monde s’arrête.

Oui, quand il y a amour, il n’y a plus personne, il n’y a plus de moi, il n’y a plus d’autre, il n’y a plus de relation, pas de division, pas deux, il y a juste cet énergie-conscience, lumineuse, chaleureuse, paisible, une énergie-conscience qui est tout ce qui est. Revenir à rien, tout laisser tomber intérieurement, revenir à notre conscience naturelle, une conscience vierge, pure, libre de tout parasitage, de toute projection, regarder une fourmi avec attention, comme un enfant, de ressentir, de se laisser effacer, aspirer, absorber par le présent.

Nous fabriquons nos propres délires et en sommes prisonniers, nous projetons ceci et cela, et ce que nous projetons nous manipule comme des pantins, rien à faire, simplement constater. Rien à faire, simplement constater ce qui se passe, sans aucun effort, juste voir tous les manèges de la pensée, sans aucune réaction, se rendre compte, et de cette constatation émerge un calme profond, un bien-être indescriptible, une attention immense, une énergie merveilleuse, une énergie qui ne demande rien, qui n’attend rien, qui ne juge pas, les choses se font alors parfaitement, comme par magie.

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Notre vie se transforme sans effort, peu importe si on répète les mêmes erreurs encore et encore, on le constate aussi, tôt ou tard l’esprit s’éclaircit, se dépouille, s’apaise, les voiles se déchirent, les choses se règlent d’elles-mêmes, le monde se transforme, tout est lumineux, coloré, vivant, chaleureux, doux,  paisible, tout est amour, l’intensité de la conscience dans ces moments est indescriptible.

L’amour est partout, dans la vie de tous les jours, au sein de nos activités les plus humbles, attacher des lacets, passer l’aspirateur, repriser des chaussettes, préparer à manger, même dans la voiture, en ville, dans les bouchons, vraiment partout.

Rien ne peut nous arriver, rien, toujours tranquille, peu importe ce qui arrive, est arrivé ou arrivera, faire attention à ne pas se laisser embarquer dans le cinéma des causes et des effets, il m’a fait ceci alors cela, et tatati alors tatata, ceci alors cela, sortir de cela, le constater, nous sommes nos propres bourreaux, nous sommes nos propres victimes, c’est tout cela qui cesse quand le manège s’arrête de tourner, il n’y a rien en ce moment dans notre conscience, c’est vide, c’est vierge, c’est pur, immaculé, tout vient de nous, de nos projections, de nos espoirs, de nos déceptions, de nos attentes, de nos frustrations, de nos souvenirs, de notre insatisfaction, de ces fardeaux que nous nous infligeons, des délires infinis de la pensée qui étouffent l’énergie la plus merveilleuse qui soit, rien à faire, simplement le constater.

L’amour fleurit quand les voiles disparaissent, quand le monde s’arrête, c’est une immersion dans le présent, être sensible à la petite fleur, sentir dans tout son être sa fragile et sublime beauté, écouter l’ami qui souffre, sentir sa peine comme si c’était nous, être absolument détendu avec ce qui est, il n’y a alors jamais aucun problème, aucun conflit avec qui ou quoi que ce soit.

L’amour est le trésor ultime, la merveille des merveilles, sans amour la vie est morne et n’a pas de sens.

Moments lumineux

Les moments les plus lumineux de ma vie sont ceux où je me contente de voir le monde apparaître. Ces moments sont faits de solitude et de silence. Je suis allongé sur un lit, assis à un bureau ou marchant dans la rue. Je ne pense plus à hier et demain n’existe pas. Je n’ai plus aucun lien avec personne et personne ne m’est étranger. Cette expérience est simple. Il n’y a pas à la vouloir. Il suffit de l’accueillir, quand elle vient.

Un jour tu t’allonges, tu t’assieds ou tu marches, et tout vient sans peine à ta rencontre, il n’y a plus qu’à choisir, tout ce qui vient porte la marque de l’amour. Peut-être même la solitude et le silence ne sont-ils pas indispensables à la venue de ces instants extrêmement purs. L’amour seul suffirait. Je ne décris là qu’une expérience pauvre que chacun peut connaître, par exemple dans ces moments où, sans penser à rien, oubliant même que l’on existe, on appuie sa joue contre une vitre froide pour regarder tomber la pluie.


Texte anonyme trouvé hier soir chez le dentiste

Peaches & Love

L’année passée ce pêcher n’avait donné aucun fruit, certainement parce qu’on l’avait taillé. Cette année, malgré le retard dû au manque de soleil, c’est l’abondance, sucrée, juteuse, il y a même une branche qui a craqué sous le poids de sa générosité.

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Les passants en redemandent, les enfants en raffolent, et je leur ai suggéré de planter les noyaux pour multiplier les arbres.

Torse au vent, en caleçons, pieds nus sur la pelouse, dégustant en silence ces bombes parfumées qui explosent en bouche. Les caresses du vent, la lumière du soleil qui joue avec les feuilles animées, tout est lumineux, paisible, imprégné d’une douce beauté.

Après l’orgie le corps vibre de plaisir, il n’y a pas de meilleure nourriture, je fais un bisou de gratitude sur l’une des branches et emporte une fourmi sur mes lèvres.

Présence

En me promenant en ville, le corps léger, heureux sans raison, oubliant jusqu’à ma propre existence, je constate qu’il n’y a que du bonheur. Les sens sont aiguisés, les sons jouissifs, les couleurs étonnamment vives, éclatantes, tout est imprégné de présence, d’une clarté cristalline, d’une luminosité chaleureuse, intense.

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Soudainement, je m’arrête de marcher, tout s’arrête, comme si on avait appuyé sur pause, en surface, « extérieurement », ça bouge, les gens vaquent à leurs occupations, mais « intérieurement » c’est complètement immobile, ouvert, vivant, et il n’y a rien, personne, il n’y a pas d’autres, pas de moi.

Intérieur et extérieur ont fusionné, il n’y a que Présence partout, nous sommes cette Présence, cette Présence est nous, une Présence radieuse imprégnée d’Amour, mais pas un amour de, pour, envers, non, il n’y a plus de relation, il n’y a plus personne, l’autre c’est moi, tout ce qu’on voit, toutes les formes, cette Présence est tout ce qui est, il n’y a rien d’autre.

Il ne reste plus rien du passé, ni l’agréable ni le désagréable, ni les bons ni les mauvais souvenirs. Expériences, sensations, sentiments, émotions, pensées, plus rien, le film s’est arrêté. Aucun désir, aucun but, aucune attirance, aucun attachement, aucun lien, tout a disparu.

Après un moment la Présence diminue en intensité, et on revient avec émerveillement dans le personnage, dans le jeu sublime de cette Présence qu’est la Vie !

Gauvin et la sorcière

On dit que le jeune roi Arthur tomba un jour dans une embuscade et fut fait prisonnier par le monarque d’un royaume voisin. Le monarque aurait pu le tuer mais fut ému de la jeunesse et de la joie de vivre d’Arthur. Alors, il lui offrit la liberté contre la réponse à une question très difficile. Arthur aurait une année pour deviner la réponse et s’il ne pouvait la donner au bout de ce délai, il serait tué.

La question était : que veulent réellement les femmes ?

Une telle question laisserait perplexe les hommes les plus savants et, pour le jeune Arthur, cela semblait être une quête impossible. Comme c’était quand même mieux que la mort, il accepta la proposition du monarque de lui ramener la réponse au bout d’un an. Il retourna dans son royaume pour interroger tout le monde : les princesses, les prostituées, les prêtres, les sages, le fou de la cour. Il parla à chacun mais personne ne put lui donner une réponse satisfaisante.

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Ce que la plupart des gens lui dirent fut d’aller consulter la vieille sorcière qui était la seule à pouvoir connaître la réponse. Le prix en serait élevé car la sorcière était connue dans tout le royaume pour les prix exorbitants qu’elle demandait. Le dernier jour de l’année arriva et Arthur n’avait pas d’autre choix que d’aller parler à la sorcière. Elle accepta de répondre à sa question mais il devait d’abord accepter son prix. La vieille sorcière voulait épouser Gauvain, le plus noble des Chevaliers de la Table Ronde et le plus cher ami d’Arthur.

Le jeune Arthur fut horrifié : la vieille sorcière était bossue et terriblement laide, n’avait qu’une dent, sentait comme l’eau des égouts, faisait souvent des bruits obscènes… Il n’avait jamais rencontré de créature aussi répugnante. Il refusait de forcer son ami à l’épouser et d’endurer un tel fardeau. Gauvain, en entendant la proposition, parla à Arthur. Il lui dit que ce n’était pas un si terrible sacrifice pour sauver la vie d’Arthur et préserver la Table Ronde. Ainsi, le mariage eut lieu et la sorcière répondit à la question :

Ce qu’une femme veut vraiment c’est de pouvoir décider de sa propre vie.

Chacun sut à l’instant que la sorcière venait de dire une grande vérité et que la vie d’Arthur serait épargnée. Et ce fut le cas. Le monarque voisin épargna la vie d’Arthur et lui garantit une totale liberté.

Quel mariage ! Arthur était tenaillé entre le soulagement et l’angoisse. Gauvain se montrait agréable comme toujours, charmant et courtois. La vieille sorcière montra ses plus mauvaises manières. Elle mangea avec les doigts, rota et péta et mis tout le monde mal à l’aise.

La nuit de noce approcha. Gauvain se préparant psychologiquement pour la nuit de noce entra dans la chambre. Mais quelle surprise ! La plus belle femme qu’il ait jamais vue se tenait devant lui. Gauvain était éberlué et demanda ce qui se passait. La beauté répondit que comme il avait été gentil avec elle (quand elle était la sorcière), elle serait la moitié du temps horrible et déformée et l’autre moitié une magnifique jeune fille.

Quelle forme voulait-il qu’elle prenne le jour et la nuit ? Quelle question cruelle ! Gauvain commença à réfléchir à ce problème : pendant la journée une belle femme à montrer à ses amis mais la nuit, dans l’intimité, une vieille et sinistre sorcière ? Ou bien dans la journée une hideuse sorcière mais la nuit, une belle femme pour jouir des moments intimes ?

Le noble Gauvain répondit à la sorcière qu’il la laisserait choisir elle-même.

En entendant cela, elle annonça qu’elle serait belle tout le temps parce qu’il l’avait respectée et l’avait laissé décider elle-même de sa vie.

 

Le feu intérieur

Énergie qui jaillit de l’intérieur, avec plus ou moins d’intensité, un feu inextinguible, un amour infini, il n’y a aucune raison à cet amour, aucune raison à ce feu, rien ni personne n’est la source de cette énergie.

C’est un peu comme quand nous sommes amoureux ou passionnés ; notre énergie est décuplée, lumineuse, pétillante, heureuse, radieuse, mais elle dépend de quelqu’un ou de quelque chose.

Là non, aucune raison, aucune idée, aucun être, aucune passion n’est la source de cette énergie, nous sommes la source sans cause, et cette source est pure joie, pur amour, une chaleur légère, bienfaisante, drôle, libre, chaleureuse, comme un soleil intérieur.

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Il y a parfois comme une urgence à déverser cet amour tellement il est fort, il se manifeste alors spontanément, par n’importe quel moyen ; prendre quelqu’un dans ses bras, faire rire, alléger une ambiance lourde, faire un bisou, un massage, donner de l’attention, servir, engager une conversation, partager un moment sans bavardages en appréciant silencieusement la compagnie d’autrui, faire une promenade, travailler, jouer, chanter, danser… tout est bon pour le déverser.

Les objets, les êtres, les animaux, tout ce sur quoi notre regard se porte est rempli d’amour, nous sommes cet amour, nous sommes cette lumière, nous sommes cette intelligence, tout est cela.