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Repos

Hier vers 22:00 j’ai naturellement entrepris de faire un jeûne sec, c’est-à-dire que je me suis arrêté de boire, de manger, et d’avoir le moindre contact avec de l’eau. L’organisme se repose ainsi totalement de temps en temps, on sent qu’il se nettoie tout seul, qu’il déplace des choses, les élimine, qu’il fait le ménage.

Ce matin à 11:00 je pesais 72.5 kg, à 13 :00, quinze heures après avoir commencé, ça va très bien, très calme, bonne énergie, pas faim, pas soif. On se sent plus léger, le corps est plus fluide, l’attention est plus présente, les pensées plus rares.

A 16:39 j’ai mesuré 48 pulsations par minute. J’ai écouté de la musique et c’est comme si elle m’absorbait plus que d’habitude, c’est plus prenant, l’esprit est très calme. Le corps travaille au niveau du ventre, des intestins, et les articulations sont vraiment très légères, souples. Tout est plus présent, plus lumineux, plus coloré. Il y a eu des moments où j’ai eu des envies de prendre un bain bien chaud, de boire de l’eau, un jus de carottes, ou encore de manger du melon, ces envies sont passées. Une présence intensément douce s’est installée, les couleurs sont vibrantes, brillantes, lumineuses, l’automne est magnifique, le coucher du soleil, le ciel bleu, les nuages violets, la lune presque pleine, les corbeaux qui volent de ci de là…

A 18:00, après vingt heures de repos, sans boire ni manger, l’énergie se réveille naturellement, sans effort, le corps est joyeux, bouge de lui-même, s’étire, danse, fait du trampoline, des pompes, avec beaucoup plus d’aisance que d’habitude.

Aujourd’hui, le 26.10.2015 à 6:30, je pesais 71.3 kg et mon pouls était de 55 pulsations minutes. J’ai été au toilettes, l’urine était foncée et les selles bien moulées. J’ai recommencé à boire de l’eau après 36 heures environ, je vais boire tranquillement environ un litre d’eau ou plus, et plus tard je mangerai un peu de melon et ce sera tout, il faut reprendre doucement, ça fait du bien. Après avoir amoureusement mangé un melon j’ai été trois fois aux toilettes pour évacuer, en l’espace d’une ou deux heures environ, on se sent super bien, l’esprit calme, clair, léger, plein d’énergie, les couleurs sont claires, lumineuses… c’est comme une purge à l’amazonienne mais sans rien.

Les jours suivants, en continuant une diète basée essentiellement sur les fruits et des salades / légumes de temps en temps, en ne rien mangeant du soir jusqu’au lendemain midi, l’énergie à décuplé, c’est incroyable comme le corps a besoin de peu pour fonctionner parfaitement.

Cor des Alpes & Accordéon

Un duo de Cor des Alpes et d’Accordéon dans la rue. La lenteur du Cor des Alpes, la rapidité de l’Accordéon. L’Accordéon s’est arrêté, le corps des Alpes continue de chanter. Les gens vaquent à leurs occupations, le métro passe. Les conversations dans la rue sont comme un bruit de fond variant sans cesse, comme un doux ruisseau qui s’écoule.

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Bientôt la fin de la journée de travail, l’esprit se vide continuellement de ce qui le traverse, ne reste plus qu’une paix bienfaisante, le souffle, respirations lentes, profondes.

L’attention est portée sur l’instant, observant ce qui se passe, tout devient présent, lumineux, jouissif, comme le bruit de la fenêtre qui grince légèrement sous le mouvement du vent.

La vessie s’est remplie, grâce à la Pastèque, il est temps d’aller pisser.

Mirroir

C’est incroyable à quel point le monde est un miroir de notre état actuel, de notre esprit. Le monde c’est nous, c’est notre reflet, notre esprit, notre création, et nous vivons dans notre création.

Je ne connais absolument personne, y compris moi-même. Je me crée, je crée les autres, je nous donne un sens, des qualités, des attributs, des limites. Nous devenons alors comme des concepts, des définitions, nous disons que nous nous connaissons. Nous ne connaissons que nos propres projections ou celle des autres. J’ai une image d’un autre, une image de moi-même, pareil pour l’autre, et nous interagissons dans le champ rassurant de ces images.

Pour vivre ensemble nous créons des règles auxquelles nous croyons et obéissons, des règles qui se superposent à la réalité. Ce ne sont que des constructions mentales. Il n’y a rien d’autre que l’Esprit, la vie est un jeu de l’Esprit, et cet Esprit est pure intelligence, amour, joie, humour, paix, il crée ce qui est à chaque instant. Quand j’embrasse « ma » chérie, je m’embrasse moi-même, je ris avec moi-même, nous sommes le même Esprit qui joue à être deux.

C’est trop bien fait, parfait, tellement bien fait qu’il m’arrive de tomber dans le piège, de cristalliser certaines choses, des êtres, de me perdre, de rentrer dans un gros trip qui peut durer de quelques secondes à quelques jours, et je finis par me sentir tellement mal, étouffé, que j’explose et tout se remet en place, c’est de nouveau frais comme au premier jour, ouvert, spacieux, lumineux, clair, léger.

La vie est un mouvement permanent, une création perpétuelle, tout est toujours nouveau, rien ne peut-être figé. Notre esprit coule avec la vie, comme un fleuve. Ce n’est pas grave si on stagne un peu ou si on se perd, tôt ou tard on dansera avec le courant, plus ou moins fluidement, les nuances sont infinies.

Et dès qu’on se dit quelque chose, une tension se met en place et c’est déjà un piège. Si je me dis, par exemple « je dois couler avec la vie », je vais imposer cela à mon esprit, l’imprimer sur mon esprit, en faire comme une règle, suivre un concept, et c’est déjà « faux », on se met des œillères, c’est comme une fermeture, il n’y a pas de méthodes, pas de direction, pas de chemin qui mène à cet instant.

Attention avec les mots, attention avec la pensée, attention, même quand on part dans un trip… quand on se perd on apprend beaucoup aussi, et il faut souvent passer par là pour revenir à rien, à la fraîcheur de l’instant, plus sage que jamais.

Revenir à rien, revenir à l’instant, à la présence, revenir à soi, éveillé, ouvert, avec un esprit réceptif, comme un enfant, c’est tout.