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Libres et responsables

L’Esprit Infini dans lequel tout l’Univers est contenu…tout l’Univers est contenu et crée en ce moment à l’intérieur de l’Esprit Infini et Parfait de Dieu.

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La perfection n’engendre que la perfection et tout est parfait tel qu’il est. L’ignorance de cette perfection absolue est due à notre manque de conscience. Notre manque de conscience est lié à notre état énergétique, à notre manque de sensibilité, à notre façon de vivre, à notre état d’être.

Étant nous-mêmes l’Esprit dans sa propre création, et pouvant participer à l’intérieur de notre propre création au travers d’une infinité d’êtres qui ne sont séparés qu’en apparence, si notre création ne nous plait pas, nous avons la possibilité de la changer.

L’Esprit, quant à lui, crée imperturbablement et de la manière la plus parfaite qui soit l’infinité des mondes pour l’infinité des êtres qui peuplent l’Univers, qui ne sont autre que lui-même, puisqu’il n’y a rien d’autre que lui-même.

Lorsque notre conscience-énergie s’élève, que notre cœur est pur, sincère, nous nous synchronisons avec l’Esprit et les trésors infinis de la création se dévoilent à nous, une beauté infinie qui se renouvelle et qui nous émerveille sans cesse. Nous vibrons alors de tout notre être ébahis par l’absolue perfection du chef d’œuvre qu’est la Vie, et aucun effort n’est requis, tout se fait spontanément, sur le moment, avec une énergie lumineuse, légère, sans fatigue, naturellement, par enchantement.

Nous pouvons nous élever et voir l’absolue beauté du monde, ou nous maintenir dans un état de conscience-énergie congestionné dans lequel nous ne voyons que nos propres projections. Nous sommes totalement libres et responsables, libres même d’être stupides, libres de détruire notre environnement, qui n’est autre que nous. Tout ce que nous faisons à notre environnement nous le faisons à nous, l’environnement est nous, tout ce que nous faisons à un autre nous le faisons à nous-mêmes, il n’y a pas de je, il n’y a pas d’autre, aussi farfelu que cela puisse paraitre.

Océan de Conscience

La vie est un océan infini d’intelligence-conscience-esprit-présence-amour, il n’y a que cela et rien d’autre. Cet océan infini est immergé en lui-même dans une infinité de bulles de conscience. L’océan est nous tous, nous sommes plus que frères et sœurs, nous sommes le même être, la même eau.

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En général on croit être un corps vivant dans un monde matériel, mais c’est une croyance, une illusion. Le corps est conscience, tout ce qui nous entoure, absolument tout, est conscience, la même conscience infinie.

Nous nous leurrons nous-mêmes à cause de la richesse infinie de notre propre création, il y a une infinité de formes différentes auxquelles nous donnons des noms, qu’on définit, qu’on enferme, qu’on emprisonne comme des concepts, on sépare ainsi mentalement les bulles d’eau de l’océan, on voit mais on est aveugles, on ne voit plus l’océan, la Présence qui est tout ce qui est, on est dans l’océan mais on ne voit plus l’eau.

Nous « glissons » ainsi de notre conscience océanique à une conscience plus réduite, dans le trip des bulles d’eau, nous prenant pour ce que nous ne sommes pas, pour tout ce qui est temporaire, qui a un début et une fin, croyant alors que nous sommes nés, que nous allons mourir, que nous sommes notre corps, que nous sommes nos connaissances, nos expériences, que nous évoluons, et tout le cinéma qui va avec.

L’océan est toujours là, présent, il n’y a que de l’eau, sauf que nous sommes dans un trip collectif, ça nous occupe tellement qu’on ne voit plus l’océan, et dans le trip des bulles d’eau certaines se demandent même si l’eau existe ou disent que l’eau n’existe pas, d’autres cherchent l’eau alors qu’il n’y a que de l’eau partout, qu’elles sont elles-mêmes de l’eau. Tout cela crée des tonnes de théories, de livres, de débats, ou de guerres à n’en plus finir, ce n’est que de l’agitation.

La goutte est dans l’océan, l’océan dans la goutte, il n’y a que de l’eau. Le corps est dans la conscience infinie, la conscience infinie dans le corps, il n’y a qu’intelligence-conscience-esprit-présence-amour infinis.

L’Esprit génère le monde et est le monde, disons qu’il est comme un réservoir de créativité inépuisable, et ce que nous percevons n’est que la micro-pointe de l’iceberg sans limites.

C’est comme si les apparences étaient tout le contraire de qui les génère, bien que les apparences et ce qui les génère sont un. L’Esprit a un potentiel infini, il est éternel, ni début ni fin, ni haut ni bas, pas de forme, pas de limites, sans relation et, dans les apparences, dans ce qu’il manifeste, il y a une infinité d’êtres en relation, en interaction, une infinité de formes qui naissent et qui meurent, de l’espace, de la distance, des limites.

On peut dire que l’Esprit projette le film de ce qu’il n’est pas et joue tous les rôles au sein de son propre film. Il est le réalisateur, le metteur en scène, les acteurs, les objets, l’espace, et tout ce qui est. Il est comme la lumière qui projette le film, il est le film et au-delà du film, ce qui est vu à l’écran c’est la même lumière, mais il y a plein de formes, de personnages, d’histoires.

Pour résumer, nous et tout ce qui nous entoure est le même Être, mais les apparences nous donnent l’illusion qu’il y a une infinité d’êtres, de choses différentes, de formes qui apparaissent et disparaissent, vont et viennent, toujours en mouvement.

Notre désarroi vient du fait que nous nous prenons pour des formes temporaires, pour le corps, nous sommes focalisés sur la surface et occultons ainsi notre essence commune, l’eau, le même Être, éternel, source de bonheur absolu, que rien ne peut altérer, changeant continuellement de forme en surface tout en restant inchangé dans son essence parfaite, et créant perpétuellement, avec un amour et un humour sans bornes, une infinité d’aventures au sein de lui-même.

Amour

L’amour est éternellement présent, sous l’agitation, sous les pensées qui tirent les ficelles, sous les opinions, sous les désirs, sous les plaisirs, sous les distractions. Nous sommes ballotés de gauche à droite par la pensée, par les réactions, par des principes, par des idéaux, par des envies, par des passions… tout cela nous occupe, met sans cesse notre esprit en mouvement.

L’amour est indescriptible, cela ne se transmet pas par des mots, ce n’est pas une information, ce n’est pas une idée, ce n’est pas un concept, ce n’est pas un sentiment, ce n’est pas une émotion, c’est un mot utilisé pour décrire un état de conscience très subtil, très doux, d’une intensité infinie, qui illumine toute la création et qui fleurit quand l’esprit est paisible, en paix, l’amour éclot quand il n’y a plus personne, aucun sujet, aucun objet, aucune image, aucun concept, qui éclot quand le monde s’arrête.

Oui, quand il y a amour, il n’y a plus personne, il n’y a plus de moi, il n’y a plus d’autre, il n’y a plus de relation, pas de division, pas deux, il y a juste cet énergie-conscience, lumineuse, chaleureuse, paisible, une énergie-conscience qui est tout ce qui est. Revenir à rien, tout laisser tomber intérieurement, revenir à notre conscience naturelle, une conscience vierge, pure, libre de tout parasitage, de toute projection, regarder une fourmi avec attention, comme un enfant, de ressentir, de se laisser effacer, aspirer, absorber par le présent.

Nous fabriquons nos propres délires et en sommes prisonniers, nous projetons ceci et cela, et ce que nous projetons nous manipule comme des pantins, rien à faire, simplement constater. Rien à faire, simplement constater ce qui se passe, sans aucun effort, juste voir tous les manèges de la pensée, sans aucune réaction, se rendre compte, et de cette constatation émerge un calme profond, un bien-être indescriptible, une attention immense, une énergie merveilleuse, une énergie qui ne demande rien, qui n’attend rien, qui ne juge pas, les choses se font alors parfaitement, comme par magie.

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Notre vie se transforme sans effort, peu importe si on répète les mêmes erreurs encore et encore, on le constate aussi, tôt ou tard l’esprit s’éclaircit, se dépouille, s’apaise, les voiles se déchirent, les choses se règlent d’elles-mêmes, le monde se transforme, tout est lumineux, coloré, vivant, chaleureux, doux,  paisible, tout est amour, l’intensité de la conscience dans ces moments est indescriptible.

L’amour est partout, dans la vie de tous les jours, au sein de nos activités les plus humbles, attacher des lacets, passer l’aspirateur, repriser des chaussettes, préparer à manger, même dans la voiture, en ville, dans les bouchons, vraiment partout.

Rien ne peut nous arriver, rien, toujours tranquille, peu importe ce qui arrive, est arrivé ou arrivera, faire attention à ne pas se laisser embarquer dans le cinéma des causes et des effets, il m’a fait ceci alors cela, et tatati alors tatata, ceci alors cela, sortir de cela, le constater, nous sommes nos propres bourreaux, nous sommes nos propres victimes, c’est tout cela qui cesse quand le manège s’arrête de tourner, il n’y a rien en ce moment dans notre conscience, c’est vide, c’est vierge, c’est pur, immaculé, tout vient de nous, de nos projections, de nos espoirs, de nos déceptions, de nos attentes, de nos frustrations, de nos souvenirs, de notre insatisfaction, de ces fardeaux que nous nous infligeons, des délires infinis de la pensée qui étouffent l’énergie la plus merveilleuse qui soit, rien à faire, simplement le constater.

L’amour fleurit quand les voiles disparaissent, quand le monde s’arrête, c’est une immersion dans le présent, être sensible à la petite fleur, sentir dans tout son être sa fragile et sublime beauté, écouter l’ami qui souffre, sentir sa peine comme si c’était nous, être absolument détendu avec ce qui est, il n’y a alors jamais aucun problème, aucun conflit avec qui ou quoi que ce soit.

L’amour est le trésor ultime, la merveille des merveilles, sans amour la vie est morne et n’a pas de sens.

Jeu

Il y a des vécus qui viennent comme ça et qui nous font vibrer pendant un instant. En me promenant, je voyais que nous sommes tous un, tous la même énergie, la vie jouant à être plusieurs. Mais ce n’était pas une théorie, c’était vraiment vécu, énergétiquement, comme une prise de conscience soudaine, spontanée, tout était super lumineux et léger, joyeux, d’un calme absolu.

Pendant un moment, qui peut durer de quelques secondes à quelques heures, la conscience s’élargit à un point que notre personne n’existe plus. Nous ne sommes alors qu’une espèce d’interface pour l’esprit, le corps est simplement un instrument, notre petite histoire personnelle, notre futur ont peu d’importance, ils ont été complètement dissous dans la joie d’être. Tout se fait alors spontanément, fluidement, tout semble se présenter devant nous comme par magie, comme si tout avait été calculé avec un amour infini spécialement pour nous. Le corps est tellement léger qu’on a l’impression qu’il n’existe plus, et notre conscience semble inclure tout ce qui est perçu, comme si elle avait décroché du corps.

Nous avons l’impression que nous sommes petits comparés à l’Univers, que nous ne sommes que des grains de poussière dans l’infinité, mais c’est une illusion. En fait nous sommes tous l’Infini, et tout ce qui vit est Infini, que ce soit une fourmi, une galaxie ou un brin d’herbe. Notre conscience est simplement condensée et limitée en fonction du corps que l’Esprit emprunte pour expérimenter la Création. L’Esprit se limite dans un corps et vit ses aventures d’être humain, de castor, d’ange, de planète, ou de dauphin. En se limitant, il connait ainsi la multiplicité, le temps, l’espace, le haut, le bas, la naissance, la mort, la matérialité, une infinité de modes de perception en fonction du corps incarné… c’est d’une richesse infinie.

La conscience peut passer d’un mode élargi, où tout n’est qu’un jeu génial de l’Esprit, à un mode réduit, où nous sommes notre histoire, notre passé, nos pensées, notre corps. Tout dépend de l’intensité énergétique du moment, de la pureté de l’attention et de l’intention.

Ce week-end j’ai été au salon du livre, en sortant il y avait des pensées, je suis conscient qu’elles défilent sans m’y identifier et elles s’atténuent peu à peu, de plus en plus. Le calme s’installe progressivement, on respire différemment, profondément, tout devient plus présent, c’est à dire qu’il n’y a plus rien d’autre que l’instant, on s’en fout d’aller au salon du livre ou pas finalement, d’être dans le tram, dans le train, de faire quelque chose ou pas. Ce qui compte c’est le présent, ce qui se passe, l’attention, le cœur, la joie, l’ouverture, les sons, les odeurs, les attitudes des gens, tout ce qui a lieu dans l’instant, on perçoit tout sans aucune réaction, sans aucun jugement, on observe avec une attention totale. Doucement, je me suis retrouvé au salon du livre mais je n’avais plus l’impression d’exister en tant que personne, comme si la conscience n’était plus du tout dans le corps mais englobait tout le salon, j’étais devenu le salon du livre, ce personnage que j’incarne, ce rôle que j’aime jouer, ce « jeu » était presque complètement effacé, il n’y avait plus personne.

Voilà, je vais continuer à jouer ce « jeu », à traverser toutes sortes d’activités, d’évènements d’émotions, de sensations, de pensées, de trips, de relations, d’histoires, d’extases, de drames, de colère, d’énervement, de fatigue, rires. Tout ça est une pure bénédiction, jusqu’au moindre pet de mouche ! Des fois on l’oublie simplement, nous nous perdons à jouer nos rôles, nous oublions que nous jouons, que nous obéissons à nos propres règles, c’est que c’est tellement bien fait… truc de oufs ! 🙂

Rien ne peut nous arriver, vraiment, cette vie est une expérience fabuleuse, le meilleur des films, mis en scène par un Mystérieux Artiste au talent Infini qui déverse continuellement son Amour dans sa propre Création qui n’est autre que lui-même jouissant de l’infinité de son potentiel.

Pleurer d’amour

Pleurer d’amour envers cette vie qui nous aime infiniment. Dieu nous soutient à chaque instant, il est toujours là pour nous.

Il nous envoie des signes tout le temps, il suffit d’écouter, de voir, et tout nous enseigne comme par magie. C’est une intelligence infinie qui conspire à notre épanouissement.

Je viens de prendre conscience, encore une fois, de cet amour, de cette Présence qui est toujours là pour nous, et j’ai pleuré d’amour, de gratitude.

Peu importe qui nous soyons, quoi que nous fassions, nos erreurs, nos succès, Dieu inonde d’amour et soutient tous les êtres. Il se manifeste tout le temps, n’importe où, à travers n’importe quoi, n’importe qui, avec un amour sans condition, un amour infini, éternel, gratuit, heureux, joyeux, lumineux, et avec plein d’humour. Et en même temps il s’efface et laisse toute la place à sa création, bien qu’Il soit tout ce qui est.

Mystère

Je n’existe pas vraiment, j’ai le sentiment d’exister mais fondamentalement il n’y a pas d’individus, il n’y a personne. A la base il y a un espace infini, comme un point qui est « Rien » et « Infini » simultanément, qu’on ne peut mesurer, sans limites. Je dirais que la « substance » de la vie est Esprit, Intelligence, Amour, Joie, Énergie, Paix, Perfection, création perpétuelle, potentiel créatif Infini, tout cela mixé en un, si j’ose dire.  J’insiste sur le mot « infini », parce que c’est d’une intensité impensable, à tomber en extase, à pleurer de joie, qui va bien au-delà de notre vocabulaire, de notre cerveau, c’est inimaginable à quel point la Vie est extraordinaire, parfaite. Imaginez le monde le plus parfait que vous puissiez imaginer, et multipliez cette perfection à l’Infini, c’est ça la Vie.

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Alors, qu’est-ce que la Vie ? Qu’est-ce que ça fait là? Comment ça se fait que ça existe? Comment est-ce possible? Je n’en sais strictement rien, je n’y comprends rien, mais alors rien du tout, et le fait de ne pas le savoir est une source infinie d’étonnement, d’émerveillement.

Je parlais de potentiel créatif infini, de création perpétuelle. Oui, c’est comme un artiste dont on ne voit pas le pinceau, un tableau qui se crée devant nous et en nous, constamment, comme par magie, sans que nous voyons le peintre, c’est ça Dieu, c’est l’artiste « invisible ». Dieu est la vie, le créateur et sa création. Nous sommes la vie, nous sommes Dieu dans sa création et nous pouvons également créer dans la création, la vie est comme un terrain de jeu avec une infinité de possibilités que l’Artiste vit en jouant à être plusieurs, nous sommes totalement libres et responsables de nos actes. Je dois encore avoir les notes que j’avais écrites suite à cette vision, je vais essayer de les retrouver.

En fait, l’Artiste n’est pas du tout invisible, il est tout ce qui est, absolument tout. Dans nos états de conscience standards, figés, congestionnés, formatés, sclérosés, nous ne le percevons pas, nous vivons pour la plupart dans un monde d’objets, de matière, il y a les autres et moi flottant sur un caillou dans l’espace où la vie est apparue par hasard suite à une explosion, rires, mais uniquement sur ce caillou, nulle part ailleurs dans l’infini, ou peut-être mais on ne l’a pas encore découvert, et puis on va mourir alors on s’en fout, après moi le déluge. C’est un peu la pensée dominante, le non sens de cette époque.

C’est simple, par exemple, je viens d’aller pisser; Dieu est « je », la pisse, les toilettes, le papier cul, la pièce, l’odeur, les sons que j’entends, la chaise sur  laquelle je suis assis en ce moment pour taper ce texte, l’écran, les cellules dans mon corps, l’air que je respire, le tram qui passe, les gens dans la rue, mon patron, ma famille, mes amis, le soleil, le ciel, les pigeons qui volent, le mégot de cigarette par terre, tout est Dieu, tout est l’Artiste, absolument tout. Cette Présence qui est tout peut se révéler à nous n’importe quand, il n’y a rien à chercher, en cherchant on finit par découvrir qu’il n’y a rien à chercher, que tout est là où nous sommes, en ce moment. Dieu, l’infini, l’artiste, l’amour est ici et maintenant, toujours. La création est ici et maintenant, toujours, c’est maintenant que ça se crée, que la magie a lieu, la création est mouvement, tout change constamment, maintenant. Les formes changent, les apparences, les corps, mais pas l’Artiste qui est pure perfection Infinie.

Maintenant observez votre respiration, votre cœur qui bat, les milliards de cellules qui vivent en vous, regardez les objets et les êtres qui vous entourent, ce fruit qui a mûri par amour pour vous, l’amour est partout, la vie grouille de partout ! Puis laissez vous transporter, imaginez la richesse sur cette Terre, cette abondance partout, dans toutes les dimensions où d’autres êtres grouillent comme ici… puis le système solaire, puis la galaxie, et les milliards de galaxies, et encore au-delà, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, c’est juste à tomber par terre la vie, à tomber par terre… la vie est une célébration cosmique, une fête divine permanente d’amour et d’abondance, elle se donne totalement sans restrictions, sans réserve, la vie est une explosion permanente d’amour, de beauté, de richesse, pour l’infinité des êtres, une célébration divine.

J’ai le sentiment qu’il n’y a ni espace ni temps en réalité, que rien n’existe vraiment en tant que tel. Je dirais même que « tout ce qui est » « est dans l’Esprit », dans ce « point » qui est potentiellement rien et infini à la fois. Ce « point » n’est pas localisé quelque part, disons plutôt qu’il est partout et nulle part simultanément. La vie est le rêve de Dieu en quelques sortes, l’œuvre de l’Artiste, la projection de l’Esprit. Je ne trouve pas les mots pour décrire cela, mais c’est comme si c’était un rêve. Quand on rêve, il y a aussi un espace, un temps, des personnages, des histoires, des émotions, des sensations. Ce rêve est dans notre esprit, c’est une création de l’esprit. La vie est la même chose, c’est la création de l’Esprit de Dieu. Dieu, le créateur du rêve.

Alors, tout ceci n’explique rien, c’est un tour de magie inexplicable, de la magie pure, un mystère merveilleux que je m’amuse à décrire pour le plaisir de la découverte. Et plus on le découvre, plus on se rend compte à quel point c’est génial, c’est tout, c’est comme si mes yeux étaient sans cesse émerveillés par la vie, que tout était toujours remis à zéro quelque part, une perception toujours neuve, fraîche, vide du passé et du futur, dans laquelle on a l’impression de ne jamais rien savoir, d’être fragile comme un bébé.