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Joie

D’où vient cette merveille ? D’où vient cette joie ? Ce frétillement sans raison ? Comme si notre essence même était non dépendante des hauts et des bas, des circonstances, des êtres ou des choses, des problèmes ou des difficultés qui se présentent. Comme si au fond, malgré et grâce à tout, l’Être était par essence pure joie.

Cette conscience intense, cette clarté, ce bien-être, cette beauté, cet amour désintéressé, cet humour présent dans les situations les plus difficiles, cette faculté à jouer, à être avec les autres, totalement présent et détaché à la fois, souriant intérieurement et sérieux à l’extérieur, comme partageant les problèmes et les soucis de nos semblables avec un détachement lumineux.

Heureux pour rien, heureux pour tout, ou pour des choses toutes simples, comme les couleurs vivantes et vibrantes qui nous explosent au visage, la lumière sur la rue pavée, le visage des gens, le bonheur de vivre, sans raison, ou peut-être parce que la Vie est d’une beauté à couper le souffle et que, fondamentalement, l’Être est pure joie.

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Le feu intérieur

Énergie qui jaillit de l’intérieur, avec plus ou moins d’intensité, un feu inextinguible, un amour infini, il n’y a aucune raison à cet amour, aucune raison à ce feu, rien ni personne n’est la source de cette énergie.

C’est un peu comme quand nous sommes amoureux ou passionnés ; notre énergie est décuplée, lumineuse, pétillante, heureuse, radieuse, mais elle dépend de quelqu’un ou de quelque chose.

Là non, aucune raison, aucune idée, aucun être, aucune passion n’est la source de cette énergie, nous sommes la source sans cause, et cette source est pure joie, pur amour, une chaleur légère, bienfaisante, drôle, libre, chaleureuse, comme un soleil intérieur.

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Il y a parfois comme une urgence à déverser cet amour tellement il est fort, il se manifeste alors spontanément, par n’importe quel moyen ; prendre quelqu’un dans ses bras, faire rire, alléger une ambiance lourde, faire un bisou, un massage, donner de l’attention, servir, engager une conversation, partager un moment sans bavardages en appréciant silencieusement la compagnie d’autrui, faire une promenade, travailler, jouer, chanter, danser… tout est bon pour le déverser.

Les objets, les êtres, les animaux, tout ce sur quoi notre regard se porte est rempli d’amour, nous sommes cet amour, nous sommes cette lumière, nous sommes cette intelligence, tout est cela.

Appréciation

Parler de hautes ou de basses fréquences, de hauts et de bas sentiments… il n’y a pas de plus ou de moins, tout est nécessaire. Plus notre énergie est grande moins il y a de pensées parasites, et plus notre énergie est basse plus les pensées nous assaillent.

Quand notre énergie est haute, on peut chuter d’un seul coup, nous ne sommes jamais à l’abri de rien, tout est incertain. Et souvent, chuter nous fait un bien fou, parce que quand on est très haut, il y a le danger de se sentir invincible, que tout est possible, ce qui est vrai d’une certaine façon, mais il peut nous arriver de prendre à la légère la souffrance des autres, de se désensibiliser de ses semblables, de ne pas être touché, vulnérable, de ne plus vouloir prendre le temps d’aider un proche qui traverse une phase difficile, comme si tout pouvait se régler un claquement de doigts, ce qui est aussi vrai, rires, mais pas toujours, et pas pour tout le monde.

Oui, ça nous fait un bien fou de chuter, d’avoir des pensées qui nous tourmentent, des blessures, d’être vulnérable. Et quand ça nous arrive, si nous sommes très attentifs, sans chercher à penser, à mettre de l’ordre, juste sentir, c’est extraordinaire. C’est extraordinaire d’être blessé, de ressentir la tristesse, c’est beau, c’est comme regarder un merveilleux coucher de soleil. On ressent, tout simplement, sans lutter, sans penser à quoi que ce soit, calmement, on apprécie la sensation, on la laisse vivre en nous, comme une amie qui passe chez soi.

Une fois que la sensation est passée, une autre vient, la joie tiens. C’est cool, on écoute la musique dans la rue, l’énergie frétille, on danse. Et ainsi de suite. L’important est, je crois, de ne s’attacher ni à la tristesse, ni à la joie, de ne pas vouloir emprisonner la tristesse ni la joie. Nous sommes vides, pur esprit, il y a de l’espace, des choses passent, occupent cet espace un moment, et s’en vont. Les problèmes ont lieu quand on devient accro à une de ses sensations, qu’on essaie de la reproduire, ou de l’empêcher de partir, c’est le début de l’action, de l’agitation, de la perte de soi. Ce n’est même pas un problème de se perdre, c’est simplement un message, un signal qui nous dit: « eh, attention, tu t’égares ! », et s’égarer est si amusant en même temps, tout est si drôle, léger.

Bref, le serpent se mord la queue avec le langage, ce que je voulais dire finalement, c’est qu’on apprécie autant l’extase que la tristesse, les hautes fréquences autant que les basses, même si haut et bas ne veut plus rien dire. Évidemment, des fois on s’emporte, des fois on se perd, des fois on divague, des fois on en fait trop, mais tout ça est un miracle, une célébration, je parle d’embrasser la vie dans sa totalité, d’une relation d’amour avec l’existence, d’apprécier chaque moment.

Quelle liberté… les réactions, les réponses à ce qui nous arrive, nos interactions, la lumière, les sons, les sens… les combinaisons sont infinies et chaque instant est une fleur qui ne demande qu’à s’épanouir pour nous révéler sa beauté.

Tout a un sens, tout nous parle.