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Joie

D’où vient cette merveille ? D’où vient cette joie ? Ce frétillement sans raison ? Comme si notre essence même était non dépendante des hauts et des bas, des circonstances, des êtres ou des choses, des problèmes ou des difficultés qui se présentent. Comme si au fond, malgré et grâce à tout, l’Être était par essence pure joie.

Cette conscience intense, cette clarté, ce bien-être, cette beauté, cet amour désintéressé, cet humour présent dans les situations les plus difficiles, cette faculté à jouer, à être avec les autres, totalement présent et détaché à la fois, souriant intérieurement et sérieux à l’extérieur, comme partageant les problèmes et les soucis de nos semblables avec un détachement lumineux.

Heureux pour rien, heureux pour tout, ou pour des choses toutes simples, comme les couleurs vivantes et vibrantes qui nous explosent au visage, la lumière sur la rue pavée, le visage des gens, le bonheur de vivre, sans raison, ou peut-être parce que la Vie est d’une beauté à couper le souffle et que, fondamentalement, l’Être est pure joie.

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Moments lumineux

Les moments les plus lumineux de ma vie sont ceux où je me contente de voir le monde apparaître. Ces moments sont faits de solitude et de silence. Je suis allongé sur un lit, assis à un bureau ou marchant dans la rue. Je ne pense plus à hier et demain n’existe pas. Je n’ai plus aucun lien avec personne et personne ne m’est étranger. Cette expérience est simple. Il n’y a pas à la vouloir. Il suffit de l’accueillir, quand elle vient.

Un jour tu t’allonges, tu t’assieds ou tu marches, et tout vient sans peine à ta rencontre, il n’y a plus qu’à choisir, tout ce qui vient porte la marque de l’amour. Peut-être même la solitude et le silence ne sont-ils pas indispensables à la venue de ces instants extrêmement purs. L’amour seul suffirait. Je ne décris là qu’une expérience pauvre que chacun peut connaître, par exemple dans ces moments où, sans penser à rien, oubliant même que l’on existe, on appuie sa joue contre une vitre froide pour regarder tomber la pluie.


Texte anonyme trouvé hier soir chez le dentiste